Joie dans la ville

Ce jour-là, une grande persécution éclata contre l’Eglise de Jérusalem et tous, à l’exception des apôtres, se dispersèrent dans les diverses régions de Judée et de Samarie. Des hommes pieux enterrèrent Etienne et le pleurèrent beaucoup. Quant à Saul, il cherchait à détruire l’Eglise: il pénétrait dans les maisons, en arrachait hommes et femmes et les faisait jeter en prison.

Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu et annonçaient la bonne nouvelle de la parole. Philippe descendit dans la ville de Samarie et y prêcha le Christ. Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les signes miraculeux qu’il accomplissait. En effet, des esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques en poussant de grands cris et beaucoup de paralysés et de boiteux étaient guéris. Il y eut une grande joie dans cette ville.

Un homme du nom de Simon se trouvait déjà dans la ville. Se présentant comme un personnage important, il exerçait la magie et provoquait l’étonnement du peuple samaritain. Tous, du plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement et disaient: «Cet homme est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande.» Ils l’écoutaient attentivement parce qu’il les avait depuis longtemps étonnés par ses actes de magie. Mais, quand ils eurent cru à Philippe qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser. Simon lui-même crut aussi et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe; il voyait avec étonnement les grands miracles et signes qui s’accomplissaient.

Les apôtres qui étaient à Jérusalem apprirent que les habitants de la Samarie avaient fait bon accueil à la parole de Dieu, et ils leur envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci descendirent et prièrent pour eux afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. En effet, il n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean posèrent les mains sur eux et ils reçurent le Saint-Esprit.

Voyant que l’Esprit saint était donné lorsque les apôtres posaient les mains sur les gens, Simon leur offrit de l’argent en disant: «Accordez-moi aussi ce pouvoir afin que celui sur lequel je poserai les mains reçoive le Saint-Esprit.»

Mais Pierre lui dit: «Que ton argent soit perdu avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’achète à prix d’argent! Tu n’as ni part ni héritage dans cette affaire, car ton cœur n’est pas droit devant Dieu. Renonce donc à ta méchanceté et prie le Seigneur pour que cette pensée de ton cœur te soit pardonnée, si c’est possible. En effet, je vois que tu es rempli d’amertume et prisonnier du mal.»

Simon répondit: «Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu’il ne m’arrive rien de ce que vous avez dit.»

Après avoir rendu témoignage et prêché la parole du Seigneur, Pierre et Jean retournèrent à Jérusalem, annonçant la bonne nouvelle dans beaucoup de villages des Samaritains.

Luc

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Une mort violente

Etienne, plein de foi et de puissance, accomplissait des prodiges et de grands signes miraculeux parmi le peuple. Quelques membres de la synagogue appelée «synagogue des affranchis», des Cyrénéens, des Alexandrins et des Juifs de Cilicie et d’Asie se mirent à discuter avec lui; mais ils ne pouvaient pas résister à la sagesse et à l’Esprit qui inspiraient ses paroles.

Alors ils soudoyèrent des hommes qui dirent: «Nous l’avons entendu proférer des paroles blasphématoires envers Moïse et envers Dieu.»

Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les spécialistes de la loi, puis ils se jetèrent sur lui, l’arrêtèrent et l’emmenèrent au sanhédrin. Ils présentèrent de faux témoins qui dirent: «Cet homme ne cesse de proférer des paroles blasphématoires contre le lieu saint et contre la loi; nous l’avons entendu dire que Jésus, ce Nazaréen, détruira ce lieu et changera les coutumes que Moïse nous a transmises.»

Tous ceux qui siégeaient au sanhédrin avaient les regards fixés sur Etienne; ils virent que son visage était comme celui d’un ange.

Le grand-prêtre dit: «Est-ce exact?»

Etienne répondit: «Mes frères et pères, écoutez! Le Dieu de gloire est apparu à notre ancêtre Abraham lorsqu’il était en Mésopotamie, avant qu’il ne s’installe à Charan, et lui a dit: Quitte ton pays et ta famille et va dans le pays que je te montrerai.

»Il a alors quitté le pays des Chaldéens et est allé habiter à Charan. De là, après la mort de son père, Dieu l’a fait passer dans le pays que vous habitez maintenant. Il ne lui a donné aucun héritage dans ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il a promis de lui en donner la possession, ainsi qu’à sa descendance après lui, alors même qu’il n’avait pas d’enfant. Voici ce que Dieu a dit: Ses descendants séjourneront dans un pays étranger; on les réduira en esclavage et on les maltraitera pendant 400 ans. Cependant, la nation dont ils seront esclaves, c’est moi-même qui la jugerai, dit Dieu. Après cela, ils sortiront et ils me serviront dans ce lieu-ci. Puis Dieu a donné à Abraham l’alliance de la circoncision; ainsi, Abraham a eu pour fils Isaac et l’a circoncis le huitième jour, Isaac a fait de même pour Jacob, et Jacob pour les douze patriarches.

»Les patriarches, jaloux de Joseph, l’ont vendu pour qu’il soit emmené en Egypte, mais Dieu était avec lui et l’a délivré de toutes ses détresses. Il lui a donné la sagesse et la grâce devant le pharaon, le roi d’Egypte, qui l’a établi gouverneur de l’Egypte et de toute sa maison. Il est alors survenu une famine dans toute l’Egypte et en Canaan. La détresse était grande et nos ancêtres ne trouvaient pas de quoi manger. Jacob a appris qu’il y avait du blé en Egypte et il y a envoyé nos ancêtres une première fois. La deuxième fois, Joseph s’est fait reconnaître par ses frères et le pharaon a ainsi appris quelle était son origine. Puis Joseph a envoyé chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de 75 personnes. Jacob est descendu en Egypte, où il est mort, ainsi que nos ancêtres. Leurs corps ont été transportés à Sichem et déposés dans le tombeau qu’Abraham avait acheté à prix d’argent aux fils d’Hamor à Sichem.

»Le temps où devait s’accomplir la promesse que Dieu avait faite à Abraham approchait, et le peuple a grandi et augmenté en nombre en Egypte jusqu’à la venue d’un autre roi, qui n’avait pas connu Joseph. Ce roi s’en est pris avec perfidie à notre peuple et a maltraité nos ancêtres au point de leur faire abandonner leurs enfants pour qu’ils ne survivent pas.

»A cette époque est né Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu. Il a été nourri trois mois chez son père et, quand il a été abandonné, la fille du pharaon l’a adopté et l’a élevé comme son fils. Moïse a été formé avec toute la sagesse des Egyptiens; il était puissant en paroles et en actes.

»Il était âgé de 40 ans lorsqu’il a eu à cœur de rendre visite à ses frères, les Israélites. Il en a vu un qu’on maltraitait, a pris sa défense et, pour venger l’homme malmené, a frappé l’Egyptien. Ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par son intermédiaire, pensait-il, mais ils ne l’ont pas compris. Le jour suivant, il est venu au milieu d’eux alors que certains se battaient et il a essayé de ramener la paix en leur disant: ‘Vous êtes frères! Pourquoi vous faites-vous du mal l’un à l’autre?’ Mais celui qui maltraitait son prochain l’a repoussé en disant: Qui t’a établi chef et juge sur nous? Veux-tu me tuer comme tu as tué l’Egyptien hier? A cette parole, Moïse a pris la fuite et est allé habiter dans le pays de Madian, où il a eu deux fils.

»C’est 40 ans plus tard qu’un ange du Seigneur lui est apparu dans le désert du mont Sinaï, dans la flamme d’un buisson en feu. Voyant cela, Moïse a été étonné de cette apparition; comme il s’approchait pour regarder, la voix du Seigneur s’est fait entendre: Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse, tout tremblant, n’osait pas regarder. Le Seigneur lui a dit: Retire tes sandales, car l’endroit où tu te tiens est une terre sainte. J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, j’ai entendu ses gémissements et je suis descendu pour le délivrer. Maintenant, vas-y, je t’enverrai en Egypte.

»Ce Moïse qu’ils avaient renié en disant: Qui t’a établi chef et juge?c’est lui que Dieu a envoyé comme chef et libérateur avec l’aide de l’ange qui lui était apparu dans le buisson. C’est lui qui les a fait sortir d’Egypte en accomplissant des prodiges et des signes miraculeux en Egypte, à la mer Rouge et au désert pendant 40 ans. C’est ce Moïse qui a dit aux Israélites: Le Seigneur notre Dieu fera surgir pour vous, parmi vos frères, un prophète comme moi. C’est lui qui, lors de l’assemblée au désert, était avec l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et avec nos ancêtres; il a reçu des oracles de vie pour nous les transmettre.

»Nos ancêtres n’ont pas voulu lui obéir, mais ils l’ont repoussé et, dans leur cœur, ils se sont tournés vers l’Egypte en disant à Aaron: Fais-nous des dieux qui marchent devant nous! En effet, ce Moïse qui nous a fait sortir d’Egypte, nous ignorons ce qu’il est devenu. A ce moment-là, ils ont fait un veau, ils ont offert un sacrifice à l’idole et se sont réjouis de ce que leurs mains avaient fabriqué. Alors Dieu s’est détourné d’eux et les a laissés adorer les corps célestes, comme cela est écrit dans le livre des prophètes: M’avez-vous offert des victimes et des sacrifices pendant 40 ans au désert, communauté d’Israël? Vous avez porté la tente de Moloc et l’étoile de votre dieu Remphan, ces images que vous avez faites pour les adorer! Aussi, je vous déporterai au-delà de Babylone.

»Dans le désert, nos ancêtres avaient la tente du témoignage; celui qui parlait à Moïse lui avait ordonné de la faire d’après le modèle qu’il avait vu. Nos ancêtres l’ont reçue et l’ont introduite, sous la conduite de Josué, dans le pays conquis sur les nations que Dieu a chassées devant eux; et elle y est restée jusqu’à l’époque de David. David a trouvé grâce devant Dieu et a demandé la permission de trouver une habitation pour le Dieu de Jacob, mais c’est Salomon qui lui a construit un temple. Cependant le Très-Haut n’habite pas dans des temples faits par la main de l’homme, comme le dit le prophète: Le ciel est mon trône, et la terre mon marchepied. Quelle maison pourrez-vous me construire, dit le Seigneur, ou quel endroit pourra être mon lieu de repos? N’est-ce pas ma main qui a fait tout cela?

»Hommes réfractaires, incirconcis de cœur et d’oreilles! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit; vous êtes bien comme vos ancêtres. Lequel des prophètes vos ancêtres n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, et c’est lui que vous avez fait maintenant arrêter et dont vous êtes devenus les meurtriers, vous qui avez reçu la loi par l’intermédiaire des anges et qui ne l’avez pas gardée!»

En entendant ces paroles, ils avaient le cœur plein de rage et ils grinçaient des dents contre lui. Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Il dit: «Je vois le ciel ouvert et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu.»

Ils poussèrent alors de grands cris en se bouchant les oreilles, se précipitèrent tous ensemble sur lui, le traînèrent à l’extérieur de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.

Ils jetaient des pierres à Etienne qui priait et disait: «Seigneur Jésus, accueille mon esprit!» Puis il se mit à genoux et s’écria d’une voix forte: «Seigneur, ne les charge pas de ce péché!» Après avoir dit cela, il s’endormit.

Saul approuvait l’exécution d’Etienne.

Luc

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Pour résoudre le problème

A cette époque-là, alors que le nombre des disciples augmentait, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux parce que leurs veuves étaient négligées lors des distributions quotidiennes.

Les douze convoquèrent l’ensemble des disciples et dirent: «Il ne convient pas que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. C’est pourquoi, frères et sœurs, choisissez parmi vous sept hommes de qui l’on rende un bon témoignage, remplis d’Esprit saint et de sagesse, et nous les chargerons de ce travail. Quant à nous, nous continuerons à nous consacrer à la prière et au ministère de la parole.»

Cette proposition plut à toute l’assemblée. Ils choisirent Etienne, un homme plein de foi et d’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un non-Juif d’Antioche converti. Ils les présentèrent aux apôtres et ils posèrent les mains sur eux en priant.

La parole de Dieu se propageait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem et une grande foule de prêtres obéissaient à la foi.

Luc

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Ils ne pouvaient pas les trouver

Beaucoup de signes miraculeux et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par l’intermédiaire des apôtres. Ils se tenaient tous d’un commun accord au portique de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux, mais le peuple les tenait en grande estime.

Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, augmentait de plus en plus. On en venait à sortir les malades dans les rues et à les placer sur des civières et des brancards afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvre l’un d’eux. Une foule de gens accouraient aussi des villes voisines vers Jérusalem; ils amenaient des malades et des personnes tourmentées par des esprits impurs, et tous étaient guéris.

Alors le grand-prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c’est-à-dire le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie. Ils firent arrêter les apôtres et les jetèrent dans la prison publique. Mais, pendant la nuit, un ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison, les fit sortir et leur dit: «Allez-y, tenez-vous dans le temple et annoncez au peuple toutes les paroles de la vie nouvelle.»

Après avoir entendu cela, ils entrèrent de bonne heure dans le temple et se mirent à enseigner.

Quand le grand-prêtre et ceux qui étaient avec lui arrivèrent, ils convoquèrent le sanhédrin et tout le conseil des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les apôtres à la prison. Cependant, les gardes, à leur arrivée, ne les trouvèrent pas dans la prison. Ils repartirent et firent leur rapport en disant: «Nous avons trouvé la prison soigneusement fermée, et les gardiens devant les portes, mais quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur.»

A l’écoute de ces paroles, le commandant des gardes du temple et les chefs des prêtres se montrèrent perplexes, ne sachant que penser de cette affaire. Quelqu’un vint leur dire: «Les hommes que vous avez mis en prison sont dans le temple et enseignent le peuple.» Alors le commandant partit avec les gardes et les ramena, mais sans violence car ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.

Après les avoir ramenés, ils les présentèrent au sanhédrin. Le grand-prêtre les interrogea en disant: «Nous vous avions formellement interdit d’enseigner en ce nom-là, et voilà que vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement et que vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme!»

Pierre et les apôtres répondirent: «Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos ancêtres a ressuscité Jésus, que vous avez tué en le clouant sur le bois. Dieu l’a élevé à sa droite comme Prince et Sauveur pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Nous sommes témoins de ces événements, de même que le Saint-Esprit que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.»

Furieux de ces paroles, ils voulaient les faire mourir. Mais un pharisien du nom de Gamaliel, professeur de la loi estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres. Puis il leur dit: «Israélites, faites attention à ce que vous allez faire vis-à-vis de ces hommes. En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu; il prétendait être quelqu’un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n’en est rien resté. Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l’époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés. Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira; en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu!»

Ils se rangèrent à son avis. Ils appelèrent les apôtres, les firent fouetter, leur interdirent de parler au nom de Jésus et les relâchèrent.

Les apôtres quittèrent le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes d’être maltraités pour le nom de Jésus. Et chaque jour, dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient pas d’enseigner et d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus le Messie.

Luc

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Hypocrisie et tromperie

La foule de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils mettaient tout en commun. Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grande grâce reposait sur eux tous. Il n’y avait aucun nécessiteux parmi eux: tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu et le déposaient aux pieds des apôtres; et l’on faisait des distributions à chacun en fonction de ses besoins.

Joseph – celui que les apôtres surnommaient Barnabas, ce qui signifie «fils d’encouragement» –, un Lévite originaire de Chypre, vendit un champ qu’il possédait, apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres.

Cependant, un homme appelé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété et garda une partie du prix, en accord avec sa femme. Il apporta le reste et le déposa aux pieds des apôtres.

Pierre lui dit: «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? S’il n’avait pas été vendu, ne te restait-il pas? Et, après l’avoir vendu, n’avais-tu pas le droit de disposer du prix? Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»

Quand Ananias entendit ces paroles, il tomba et expira. Une grande crainte s’empara de tous ceux qui l’apprirent. Les jeunes gens se levèrent pour envelopper le corps, puis ils l’emportèrent pour l’enterrer.

Environ trois heures plus tard, sa femme entra sans savoir ce qui était arrivé. Pierre lui adressa la parole: «Dis-moi, est-ce bien à ce prix que vous avez vendu le champ?»

«Oui, répondit-elle, c’est à ce prix-là.»

Alors Pierre lui dit: «Comment avez-vous pu vous mettre d’accord pour provoquer l’Esprit du Seigneur? Ceux qui ont enterré ton mari sont à la porte et ils vont t’emporter, toi aussi.»

Elle tomba immédiatement aux pieds de l’apôtre et expira. Quand les jeunes gens rentrèrent, ils la trouvèrent morte et l’emportèrent pour l’enterrer à côté de son mari. Une grande crainte s’empara de toute l’Eglise et de tous ceux qui apprirent ces événements.

Luc

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Courage extraordinaire

Pierre et Jean parlaient encore au peuple quand survinrent les prêtres, le commandant des gardes du temple et les sadducéens. Ils étaient excédés parce que les apôtres enseignaient le peuple et annonçaient la résurrection des morts dans la personne de Jésus. Ils les arrêtèrent et, comme c’était déjà le soir, ils les mirent en prison jusqu’au lendemain. Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, ce qui porta le nombre des hommes à 5000 environ.

Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les spécialistes de la loi se rassemblèrent à Jérusalem avec le grand-prêtre Anne, Caïphe, Jean, Alexandre et tous ceux qui étaient de la famille du grand-prêtre. Ils firent comparaître Pierre et Jean au milieu d’eux et leur demandèrent: «Par quelle puissance ou quel nom avez-vous fait cela?»

Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit: «Chefs du peuple et anciens d’Israël, on nous interroge aujourd’hui sur un bienfait accordé à un infirme, afin que nous disions comment il a été guéri. Sachez-le bien, vous tous, et que tout le peuple d’Israël le sache: c’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, celui que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité, oui, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est la pierre rejetée par vous qui construisez et qui est devenue la pierre angulaire. Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.»

Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, car ils savaient que c’étaient des hommes du peuple sans instruction et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient debout avec eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, puis ils délibérèrent entre eux en disant: «Que faire à ces hommes? En effet, ils ont accompli un signe miraculeux évident, c’est clair pour tous les habitants de Jérusalem et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que cela ne se propage pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là.»

Alors ils les appelèrent et leur interdirent absolument de parler ou d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent: «Est-il juste, devant Dieu, de vous écouter, vous, plutôt que Dieu? Jugez-en vous-mêmes. Quant à nous, nous ne pouvons pas ne pas annoncer ce que nous avons vu et entendu.»

Les chefs du peuple leur firent de nouvelles menaces et les relâchèrent. A cause du peuple, ils ne trouvaient pas le moyen de les punir, parce que tous attribuaient à Dieu la gloire de ce qui était arrivé. En effet, l’homme qui avait bénéficié de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de 40 ans.

Une fois relâchés, Pierre et Jean allèrent trouver les leurs et racontèrent tout ce que les chefs des prêtres et les anciens leur avaient dit. Après les avoir écoutés, ils s’adressèrent tous ensemble à Dieu en disant: «Maître, tu es le Dieu qui as créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, c’est toi qui as dit par le Saint-Esprit, par la bouche de notre père, ton serviteur David: Pourquoi cette agitation parmi les nations et ces préoccupations dépourvues de sens parmi les peuples? Les rois de la terre se sont soulevés et les chefs se sont ligués ensemble contre le Seigneur et contre celui qu’il a désigné par onction. Il est bien vrai qu’Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et les peuples d’Israël contre ton saint serviteur Jésus, que tu as consacré par onction; ils ont accompli tout ce que ta main et ta volonté avaient décidé d’avance. Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, déploie ta puissance pour qu’il se produise des guérisons, des signes miraculeux et des prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus!»

Quand ils eurent prié, l’endroit où ils étaient rassemblés trembla; ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.

Luc

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La puissance de la foi

Il était trois heures de l’après-midi, l’heure de la prière. Pierre et Jean montaient ensemble au temple. Or, on amenait un homme boiteux de naissance, qu’on installait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Voyant Pierre et Jean sur le point d’y entrer, cet homme leur demanda l’aumône. Pierre, accompagné de Jean, fixa les yeux sur lui et dit: «Regarde-nous!» Il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose.

Alors Pierre lui dit: «Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche!» Puis il le prit par la main droite et le fit lever. Ses pieds et ses chevilles s’affermirent immédiatement; d’un bond il fut debout et se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant et adressant des louanges à Dieu.

Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. Ils reconnaissaient que c’était bien celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de stupeur à cause de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple stupéfait accourut vers eux au portique appelé portique de Salomon.

Quand Pierre vit cela, il dit au peuple: «Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de ce qui s’est passé? Pourquoi fixez-vous les regards sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous avions fait marcher cet homme? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos ancêtres, a révélé la gloire de son serviteur Jésus, celui que vous avez fait arrêter et renié devant Pilate qui était, lui, d’avis de le relâcher. Mais vous, vous avez renié celui qui était saint et juste et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie que Dieu a ressuscité, nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom qu’il a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c’est la foi en Jésus qui a donné à cet homme une entière guérison en présence de vous tous.

»Maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, tout comme vos chefs. Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, à savoir que son Messie devait souffrir.

»Changez donc d’attitude et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés! Alors, des temps de rafraîchissement viendront de la part du Seigneur et il enverra le Messie qui vous était destiné, Jésus. C’est lui que le ciel doit accueillir jusqu’au moment de la restauration totale dont Dieu a parlé depuis longtemps par la bouche de tous ses saints prophètes. Moïse a dit en effet à nos ancêtres: Le Seigneur votre Dieu fera surgir pour vous, parmi vos frères, un prophète comme moi; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira; celui qui n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple.

»Tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les héritiers des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos ancêtres en disant à Abraham: Toutes les familles de la terre seront bénies en ta descendance. C’est pour vous d’abord que Dieu a fait surgir son serviteur Jésus, et il l’a envoyé pour vous bénir en détournant chacun de vous de ses mauvaises actions.»

Luc

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